La Confédération générale du travail Force Ouvrière fait le constat qu’elle n’a pas obtenu, pour l’heure, de retour à la suite de sa saisine officielle du gouvernement concernant les réponses à apporter au pouvoir d’achat à l’origine des mouvements de protestations actuels et qui étaient en tête des revendications portées par les manifestations syndicales du 9 octobre dernier.

Il y a pourtant urgence, il s’agit d’une urgence sociale.

La mise en œuvre effective de la prime transport est une mesure immédiate, simple et concrète à mettre en œuvre.

L’augmentation du Smic, au-delà de l’augmentation légale, en est une également ainsi que la relance des négociations de branches partout où les minimas se situent en dessous du Smic.

Les salaires, tant dans le secteur privé que public et dans la fonction publique, ne peuvent être considérés comme ennemi du climat pas plus que de l’économie.

Plus largement la question du coût de la vie pour les salariés, actifs, au chômage, retraités est posée.

Elle est aussi celle de la redistribution des richesses et de la fiscalité qui ne remplit plus son office de redistribution tant elle est appuyée sur les taxes (TVA et TICPE) et insuffisamment progressive. C’est la raison de la revendication FO, de longue date, d’une réforme d’ensemble de la fiscalité.

Face à l’urgence climatique, FO en appelle à l’urgence de la mise en œuvre d’une transition juste socialement qui prenne en compte le rôle et les besoins du service public.

FO renouvelle en conséquence sa saisine du gouvernement pour la réunion rapide d’une commission tripartite (confédérations syndicales et organisations patronales) permettant d’examiner les conditions d’ouvertures rapides de négociations, à commencer sur la généralisation de la prime transport.

FO apporte son soutien et appelle les syndicats à agir pour l’ouverture de négociations sur les salaires dans les branches et les entreprises.


Source: Communiqués FO