Dix organisations patronales et salariales se sont unies dans une démarche commune pour l’emploi et la Relance.

Mercredi 3 février. Dix organisations syndicales patronales et salariales des Pyrénées-Orientales se sont réunies ce mercredi après-midi pour signer un courrier demandant au préfet des P.O. la mise en place d’Assises de l’Emploi et de la Relance dans le département. Les syndicats salariaux CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, et UNSA, et les syndicats patronaux CPME, FDSEA, UPA, UPE MEDEF, ont présenté conjointement l’initiative à la presse en début d’après-midi.

« Ce rassemblement de dix organisations patronales et salariales, qui est une première dans un département français, est lié à l’urgence du moment, a expliqué Jérôme Capdevielle, secrétaire général FO 66. La crise sanitaire lève des inquiétudes économiques et sociales. Le but de ce courrier c’est de lancer des Assises de l’emploi et de la relance dans notre département. Nous voulons aller vers des propositions concrètes, proches du terrain. Il faut aller au delà des dispositifs nationaux, pour protéger l’emploi, mettre notre territoire dans une perspective d’attractivité, saisir l’Etat, la Région et le Département pour cela. »

« Il faut que le plan de Relance bénéficie à notre territoire et profite à nos salariés et aux entreprises locales » a insisté Guy Durand, président de l’UPE MEDEF 66.

Démarche Unitaire

« On a besoin d’une démarche unitaire, a défendu Jean-Paul Bareil de la FSU. FSU est une organisation du public qui ne peut pas être indifférente à ce qui se passe ailleurs. FSU, c’est l’Education nationale, mais c’est aussi le premier syndicat régional de Pôle Emploi ».

« On demande au préfet de réunir toutes les organisations syndicales afin de travailler à l’établissement d’un cahier des charges avec des propositions concrètes qui seront transmises au Premier ministre, qui est élu de notre département, a précisé Jérôme Capdevielle. Cette initiative est une première dans les départements français. Elle peut servir dans d’autres départements ».

Les syndicats CGT et Sud Solidaires ont refusé de participer à cette initiatives des syndicats des P.O. “Ils pourront apporter leur contributions, a expliqué Jérôme Capdevielle. Il n’y a pas d’opposition, il y a une question de méthode.”

 

Antoine Gasquez – La Semaine du Roussillon – 3 février 2021