Plus de 200 militants se sont retrouvés sur la place Catalogne ce samedi 1er mai 2021 à Perpignan en fin de matinée.

Ils étaient nombreux ce samedi sur la place Catalogne de Perpignan pour participer à la traditionnelle manifestation du 1er-Mai. Malgré la pluie battante, au moins 200 militants lycéens, syndicalistes ou encore artistes ont porté leurs revendications. Et elles sont nombreuses après un an de crise sanitaire.

Chez les lycéens d’abord, l’inquiétude grandit face à ce qu’ils nomment un « enseignement hybride vécu depuis le début de la crise ». Ces porte-parole de la jeunesse dénoncent un manque de préparation pour les épreuves de philosophie et le grand oral, les deux seuls exams maintenus. Une requête qu’ils légitiment par le retard accumulé dans les programmes en raison des confinements, fermetures de classes, demi-jauge et autres cours à distance. « Admettons que 8 notions de philosophie sur les 17 prévues aient été vues, cela représente un risque de plus de 7% qu’un élève se retrouve face à des sujets jamais abordés en classe. Ce chiffre est inadmissible », estime Leo Tixador, élève au lycée Arago.

Toujours en lien avec la crise sanitaire, plusieurs représentants syndicaux ont appelé à ouvrir la vaccination pour tous. Un message porté par exemple par Ahmed El Houmass, secrétaire adjoint de la CGT. « Les outils de production doivent être saisis et entièrement dédiés à la production de vaccins. L’ensemble de la population doit recevoir les deux doses. Il faut aussi une politique de solidarité envers les pays pauvres ». Quand l’UD UNSA 66 a demandé une attention particulière aux travailleurs du front qui assurent le maintien des services essentiels même durant les confinements. « Nous devons rendre hommage à leur engagement en rendant prioritaire leur vaccination, en leur versant les primes promises, en investissant dans la formation, en requalifiant les contrats précaires et en revalorisant les salaires », assure Jean-François Virama, secrétaire départemental de l’Unsa. Jérôme Capdevielle, de FO a prévenu que « le quoiqu’il en coûte ne doit pas devenir le quoiqu’il en coûte aux travailleurs ».

Enfin, la CFTC, portée dans les Pyrénées-Orientales par Romain Martignoles revendique la reconnaissance de la valeur travail en associant les salariés aux bénéfices qu’ils contribuent à produire.

 

L’Indépendant – Edition du 2 mai 2021 – Diane Sabouraud