Saisonniers : mobilisation au tunnel du Fréjus


Ils ont bravé la neige et le froid dès 9 heures ce 1er février. Une centaine de salariés des remontées mécaniques, mais aussi de villages vacances a bloqué la sortie du tunnel du Fréjus en direction de Modane à l’appel de la Fédération FO des Transports et Logistique. Les secrétaires généraux des UD de l’Isère, Philippe Beaufort, de la Savoie, Pierre Didio et de la Haute-Savoie, Stéphane Renaud, ont tenu par leur présence à apporter un soutien aux salariés.

Pour ces derniers, venus des Hautes-Alpes, de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie, il s’agissait de mettre un coup de projecteur sur leur situation, celle catastrophique des saisonniers et des salariés des stations de ski suite à la décision du gouvernement de fermer ces infrastructures pour cause d’épidémie de Covid 19.

Lors de cette opération, ils ont ainsi exprimé nombre de revendications, dont les principales, rappelées par Eric Becker, secrétaire fédéral FO Transports et Logistique en charge de la saisonnalité : le maintien de l’activité partielle pour les saisonniers jusqu’à la fin de saison ainsi que le maintien de l’activité des permanents et de l’indemnisation de tous ceux qui n’ont pas été embauchés.

Pour le retour à la convention Assurance chômage de 2017

Pour rappel, 60% des salariés de l’hôtellerie restauration n’ont pas retrouvé d’emploi cette saison, et sont donc sans revenu, ne percevant que le RSA, indique le militant. Quant aux saisonniers des remontées mécaniques, ils ont perdu pour la plupart plus de 50% de leurs revenus et en totalité bien sûr les primes et les heures supplémentaires.

Dans deux communiqués en date du 30 novembre et du 1er décembre 2020, la Fédération FO des Transports demandait déjà une aide exceptionnelle qui puisse véritablement être attribuée à tous les saisonniers privés de chômage et d’activité partielle. Elle demandait plus largement surtout, le retour aux dispositions de la convention d’Assurance chômage de 2017 et dans leur intégralité.

La fédération avait notamment déjà appelé à la grève le 15 février 2020 contre les nouvelles règles de l’assurance chômage qui allaient impacter durement les travailleurs saisonniers. Et cela, avant même les conséquences de la crise sanitaire actuelle.

La Fédération avait, de plus, interpellé le président de la république dans une lettre ouverte, le 13 décembre, dans laquelle elle pointait du doigt que nombre d’employeurs sans trésorerie étaient dans l’incapacité totale de tenir leurs engagements et de fait se mettent en faute sans autre possibilité (les aides tardent bien trop à leur parvenir dans des délais raisonnables) et demandait que l’État se substitue à ces employeurs au bord du gouffre et par le biais de Pôle emploi verse l’équivalent de l’activité partielle à ces saisonniers sur présentation de documents officiels.


Source: Éditoriaux de jean-claude Mailly

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