Ce mardi 1er avril 2025, à Perpignan, dans le cadre d’une journée d’action nationale des salariés du social, du médico-social et du sanitaire privé, FO et la CGT ont organisé deux rassemblements en parallèle. De part et d’autre, les propositions des employeurs du secteur, qui veulent entre autres autoriser jusqu’à 48 heures de travail par semaine, étaient au cœur de la contestation.
Moins de congés, jusqu’à 48 heures de travail par semaine, seulement 9 heures de repos obligatoire entre deux journées de labeur… « La proposition des organisations patronales est juste indécente », juge le secrétaire départemental de FO action sociale, Bachir Medani. Cette proposition, les représentants des employeurs du sanitaire, du social et du médico-social privé non lucratif (associations…) l’ont formulée lors de la négociation visant à établir une convention collective commune à l’ensemble de ces secteurs. « Ils veulent mettre en place dans nos structures tout ce qui est en train de détruire l’hôpital (journée de 12 heures, tarification à l’acte…) », résume le secrétaire départemental de la CGT Santé et action sociale, Christophe Climaco.
C’est dans ce contexte que les syndicats ont quitté la table des négociations et appelé à organiser des rassemblements partout en France ce mardi 1er avril. Cependant, à Perpignan, les salariés se sont mobilisés en ordre dispersé. FO et la CFDT ont réuni leurs troupes rue Bretonneau, devant l’une des antennes du Conseil départemental, qui finance bon nombre d’associations concernées. Tandis que la CGT et Sud avaient appelé leurs militants à se rejoindre devant l’Institut de l’enfance et de l’adolescence (IDEA) de l’avenue Sauvy, qui dépend aussi du Département. Chaque rassemblement a attiré autour de 70 personnes.
Militants de la CFDT et de FO sur les marches de l’antenne du conseil départemental située dans le quartier Porte d’Espagne.Militants de la CFDT et de FO sur les marches de l’antenne du conseil départemental située dans le quartier Porte d’Espagne. L’Indépendant – A. A.
Double peine pour les « oubliés du Ségur »
Chez FO, les salariés d’associations œuvrant dans le médico-social ou le social étaient vent debout. « Si on doit faire les dernières toilettes à 21 heures et être de retour au travail à 6 heures du matin, combien nous restera-t-il de temps pour nous reposer ? », s’interroge Sébastien Forget, aide-soignant en Ehpad et délégué syndical à l’association Sauvy. Les aides à domicile étaient également au rendez-vous. D’autant plus qu’elles n’ont pas eu droit à la prime Ségur de 183 euros octroyée à la plupart des autres salariés du social et du médico-social.
Une revendication qui trouvait également écho chez les cégétistes où l’accent était mis sur les personnels administratifs et techniques « oubliés du Ségur », qui sont une quarantaine à l’IDEA et une vingtaine à l’établissement public médico-éducatif (EPMR) voisin.
L’indépendant – 01/04/2025 – Arnaud Andreu