Hier, 250 militants ont participé à la traditionnelle réunion de rentrée de l’union départementale du syndicat Force Ouvrière (FO). Cette année, l’événement accueillait un invité de marque. À savoir : Pascal Pavageau, secrétaire confédéral de FO en charge du secteur économique et unique candidat en lice pour succéder à l’actuel patron national du syndicat, Jean-Claude Mailly.

Lors de cette réunion de rentrée, les ordonnances Pénicaud réformant le code du travail, fraîchement entérinées par Emmanuel Macron, étaient au coeur de toutes les discussions.

  • Loi travail :

le combat juridique « Nous avons participé à la concertation autour de ces ordonnances, rappelle Pascal Pavageau. Nous avons
obtenu un certain nombre de choses. Mais plusieurs éléments inacceptables demeurent. On va surveiller de prêt les décrets d’application.
Nous n’excluons pas de déposer des recours contre la fusion des instances représentatives du personnel ou le plafonnement des
indemnités prud’homales. »

Concernant la position de l’union départementale FO, qui a décidé d’appeler à contester les ordonnances dans la rue dès le 12 septembre alors que la confédération s’y est jusqu’ici refusée, Pascal Pavageau assure que cela ne lui pose aucun problème :
« On peut avoir des analyses tactiques différentes, mais nous sommes tous d’accord sur le fond. Si les instances nationales de FO n’ont pas souhaité appeler à manifester les 12 et 21 septembre derniers, c’est parce que nous attendions le comité confédéral, qui réunira la semaine prochaine l’ensemble des unions départementales et des fédérations et qui nous donnera
mandat pour mettre la pression sur les ordonnances. »
En attendant, la fédération FO du transport routier entrera, comme sa consoeur de la CGT, en résistance dès lundi. Avec des actions de blocage ciblées à la clé.

L’Indépendant – édition du 23 septembre 2017 – Arnaud Andreu